Mon intervention à l’Assemblée nationale hier après-midi

Lors de la séance des Questions au Gouvernement, j’ai une nouvelle fois invité le Premier ministre à sortir du déni sur la situation dramatique des départements de France.

Alors que l’article 14 du projet de loi de finances enlève 400 millions d’euros aux départements, ce ne sont pas les paroles faussement rassurantes de Jean-Michel Baylet qui ne les aideront à sortir de cette impasse.

Le Premier ministre tient également un double langage dangereux et irresponsable consistant à demander toujours davantage aux départements sans pour autant le compenser financièrement

En effet, ce sont eux qui, au quotidien, doivent assumer des missions essentielles en matière d’emploi avec la hausse du RSA, de gestion des flus migratoires avec l’explosion du nombre de mineurs étrangers isolés et budgétaires avec la baisse de la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement qui constitue la subvention la plus importante versée par l’Etat aux collectivités locales (communes, départements et régions). Elle composée d’une dotation forfaitaire et d’une composante variable).

Malgré cela, le département de l’Oise a déjà fait des efforts historiques sans pour autant augmenter ni les impôts ni la dette ou diminuer les investissements.

Des choix difficiles et courageux non pas pour que le gouvernement s’affranchisse des réformes nécessaires comme il le fait, mais pour respecter la parole donnée et tenir les engagements pris auprès de ceux qui nous ont fait confiance.

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